Par A.P. Crawford, directrice des périodiques de la PCS et gestionnaire de production  (5×5@skipatrol.ca)

Bob a vécu son enfance dans le Missouri et amorcé sa carrière de ski à un très jeune âge. Il soutient que ses premiers skis étaient faits de douves qu’il fixait à ses pieds à l’aide de bandes de caoutchouc provenant de vieilles chambres à air. Il a très bien survécu à cette expérience et la seule période de sa vie où il n’a pas pu faire du ski a été celle de son service militaire dans le United States Marine Corps (il a été affecté à des missions dans le Pacifique Sud de 1942 à 1945). Après son service militaire, il a été embauché par une entreprise forestière (d’où son surnom « Timber Bob »). Ce fut le début d’une longue carrière dans l’industrie du bois. Après de nombreuses affectations en différents endroits, on lui a proposé en 1965 de s’installer à Prince George, en Colombie-Britannique. C’est là qu’il a travaillé jusqu’à son entrée en retraite en 1991.

Bob est devenu membre de la PCS en 1968, peu après l’ouverture de Purden Ski Village, et c’est à cette station qu’il a exercé ses activités de patrouilleur, dont 43 ans à titre de chef de patrouille, jusqu’à son retrait de la PCS en 2016. Il explique que le nombre de jours qu’il s’engageait à consacrer aux activités de patrouille au cours d’un saison était toujours égal à son âge, de sorte que le nombre augmentait chaque année. Et il a réussi à maintenir son engagement chaque année. En outre, Bob a été longtemps président de la division Pacifique Nord et un des personnages les plus éminents et les plus aimés de la PCS.

Nancy Askin raconte que « Bob rédigeait ses rapports en jargon imagé « B 4 it B came popular. Il était bien en avance sur son temps ». Rick Crooks, quant à lui, livre ce témoignage :  « Je me suis rendu compte que j’avais atteint une certaine maturité lorsque j’ai compris l’intégralité des courriels rédigés par Bob ». Je peux moi-même en dire tout autant : tout cela se passait il y a au moins 20 ans.

Une autre des expressions prisées par Bob lorsqu’il s’employait à exposer un argument était « le dernier bastion d’ignorance ». Et ses arguments étaient toujours solidement étayés.

Greg Hutton, l’actuel chef de patrouille de Purden Lake and Ski Resorts, nous a fait part de quelques anecdotes à propos de Bob. Celui-ci avait la réputation d’excéder les limites de vitesse et, après s’être vu imposer plusieurs contraventions lors de ses déplacements vers Purden Ski Hill, il conclut que le total de ses contraventions devait correspondre au coût du goudronnage de la route. Un jour, il s’est vu infliger une contravention en se rendant à la station, puis une deuxième au retour chez lui le soir. Comme les deux contraventions provenaient du même policier, Bob lui déclara qu’il gagnerait sans doute à conserver son numéro matricule puisqu’il comptait revenir le lendemain matin. À une autre occasion, Bob retournait chez lui après un voyage de ski à Kamloops. Lorsque le policier lui demanda pourquoi il était si pressé (il roulait à 130 km/heure), il rétorqua qu’il devait arriver à Prince George avant la fermeture des portes de l’hospice!

Ken Myers, un collègue patrouilleur de Purden Lake and Ski Resorts, a rendu un hommage éloquent à Timber Bob que l’on trouvera ici. Il convient de signaler qu’il s’agit d’un lourd fichier dont le téléchargement pourrait prendre de trois à quatre minutes.

Bill Hellyer, l’actuel président de la division Pacifique Nord, a dit tout ce qu’il convenait de dire en quelques mots: « Vous ne trouverez jamais un personnage exactement comme Bob. Il a été une véritable source d’inspiration et je suis convaincu que beaucoup de gens s’estiment chanceux d’avoir connu Bob au cours de leur vie. »

Bob a demandé que les dons à sa mémoire soient affectés à la zone Prince George de la PCS ou à un organisme de bienfaisance de votre choix.

Bob Stowell, membre à vie no 40