Par Colin Saravanamuttoo, président et chef de la direction (colin@skipatrol.ca)

 

Je suis ravi de vous transmettre le rapport ci-joint sur le 21e congrès de la Fédération internationale des patrouilleurs du ski (FIPS), qui a eu lieu à Sochi, en Russie. J’ai eu l’honneur de représenter la Patrouille canadienne de ski à cette rencontre, qui rassemblait des organisations de patrouille de ski de plusieurs pays du monde.

Par suite du congrès de la FIPS tenu en Italie en 2016, qui avait été couronné de succès et auquel avaient participé un nombre record de participants canadiens, les attentes étaient passablement élevées. Toutefois, la conjoncture géopolitique étant ce qu’elle est et compte tenu du fait que les frais de visa et de voyage en Russie sont particulièrement élevés, nous anticipions une participation relativement faible.  Nous ne nous sommes pas trompés : seulement trois Canadiens ont participé au congrès. Toutefois, cette baisse de la participation canadienne a été compensée par une participation accrue des pays européens. Au total, 17 pays étaient représentés par quelque 80 patrouilleurs.

Les principaux thèmes abordés lors de la conférence étaient la gestion de la douleur et le contrôle des avalanches. L’accent mis sur les traitements non analgésiques de la douleur s’accordait parfaitement avec le travail de la Patrouille canadienne de ski. J’encourage les membres de la PCS à examiner les documents de la conférence, qui sont accessibles ici. Tout membre de la PCS peut s’inscrire sur le site Web de la FIPS et télécharger les rapports du congrès.

La Patrouille de ski de la Corée a organisé une séance de travail fort intéressante. Comme les Jeux olympiques de 2018 à PyeongChang devaient se tenir quelques semaines plus tard, l’équipe se préparait à patrouiller plusieurs activités différentes de ski alpin. J’ai eu l’occasion de parler du protocole des épreuves de course utilisé par la patrouille de la Coupe du monde de Lake Louise et d’échanger des renseignements à ce sujet avec les participants coréens.  Le chef de la délégation coréenne s’est dit très heureux d’obtenir ces renseignements.

J’ai fait un exposé sur la Patrouille canadienne de ski et traité de nos démarches de renouveau. Le compte-rendu que j’ai donné de nos efforts en vue d’être un partenaire moderne, professionnel et pertinent de l’industrie des sports de neige a suscité beaucoup d’intérêt. Le sujet a retenu l’attention des patrouilles de plusieurs pays qui cherchent à convaincre des gens à s’engager dans ce secteur. Bien que la plupart des pays européens recourent presque exclusivement à des patrouilles rémunérées, la question de la pertinence s’appliquait à eux également. On a posé plusieurs questions sur la façon dont nous avons procédé pour créer une organisation plus pertinente. La Patrouille canadienne de ski est manifestement perçue comme un chef de file au sein de la communauté internationale des patrouilleurs.

La conférence comportait le mélange habituel de séances d’information (tant dans des salles de réunion que sur neige), de ski et d’activités sociales. Le congrès a eu lieu à la station de montagne Rosa Khutor, où se sont déroulées les épreuves de ski alpin lors des Jeux olympiques de Sochi de 2014. Le fait d’être dans une station dont TOUTES les infrastructures étaient neuves (aucune n’avait plus de cinq ans) faisait grande impression. Comme l’avaient promis les organisateurs du congrès dans la proposition qu’ils avaient soumise il y a deux ans, les pistes de ski étaient de calibre international. Curieusement, plusieurs participants avaient entendu dire de journalistes occidentaux que les gestionnaires des installations peineraient à trouver des clients après les Olympiques et que les installations en question ne seraient pas viables financièrement. Pourtant, la station affichait complet, la plupart des clients étant des touristes russes. On nous a expliqué qu’une culture de ski entièrement nouvelle avait été créée en Russie et que l’on projetait de doubler la capacité d’accueil de la station au cours des prochaines années. Bref, l’histoire de la station ne manque pas de piquant.

Lors de la réunion du conseil d’administration de la FIPS, j’ai suggéré que l’on reconnaisse le rôle fondateur de Mark Labow, membre à vie no 16 de la Patrouille canadienne de ski. Plus précisément, j’ai proposé qu’on le nomme président honoraire du conseil d’administration de la FIPS. Cette proposition a été acceptée, ce qui constitue une reconnaissance appropriée du rôle de Mark dans la création de cette organisation. (Note: Hélas, Mark est décédé après la tenue du congrès, mais il était très heureux qu’on lui ait rendu cet hommage.)

Aucun congrès de la FIPS ne prend fin sans que l’on procède à la sélection du pays où se tiendra le prochain congrès. Cette fois, le conseil d’administration a retenu la station de Bariloche, en Argentine. La tenue du congrès dans l’hémisphère sud nécessitera un changement de saison : le congrès se tiendra en septembre 2019, soit 18 mois après le congrès de Sochi.

On a manifesté beaucoup d’enthousiasme concernant la tenue du congrès en Amérique du Sud et ce congrès sera certainement mémorable. J’encourage fortement les membres de la Patrouille canadienne de ski à y participer. Faire partie de la fraternité internationale des patrouilles de ski est un avantage important puisque c’est une occasion de nouer des liens d’amitié, d’approfondir ses connaissances et de faire du ski dans des conditions exceptionnelles. Si vous demandez à des membres de la PCS ayant participé à des congrès de la FIPS de vous faire part de leurs impressions, ils vous diront presque invariablement que c’est une occasion à ne pas manquer.

Le congrès de la FIPS de 2018 et l’endroit où aura lieu le congrès de 2019