Par Kerri Loudoun, membre du comité ÉDI (kerri.loudoun@skipatrol.ca)

En tant que patrouilleurs, notre objectif est simple : apporter aide, réconfort et sécurité à tous ceux qui en ont besoin. À l’arrivée de l’hiver, nous nous réunissons, issus de tous les horizons, pour veiller au bien-être de nos collectivités. Cependant, pour prendre véritablement soin de nos visiteurs, nous devons comprendre qui ils sont et connaître l’histoire des territoires où nous patrouillons.

Le 30 septembre marque la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation et la Journée du chandail orange. Organisée juste avant le début de nos activités hivernales, cette journée offre aux membres de la PCS une occasion essentielle de réfléchir à notre rôle dans la réconciliation active, la sécurité culturelle et les soins communautaires tenant compte des traumatismes.

Pourquoi est-ce importants pour les patrouilleurs?

Toutes les stations et tous les sentiers hors-pistes du Canada sont situés sur les territoires traditionnels, ancestraux et souvent non cédés des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Les montagnes et les zones éloignées que nous aimons et protégeons sont gérées par les nations autochtones depuis des temps immémoriaux.

En tant que premiers intervenants, nos interactions avec le public se produisent dans des moments marqués par un stress intense, la douleur et la vulnérabilité. Comprendre les répercussions historiques et actuelles des traumatismes systémiques – comme l’héritage du système des pensionnats indiens – nous permet d’aborder les soins aux patients avec davantage d’empathie, de respect et de conscience.

Reconnaissance du territoire par la PCS

La reconnaissance du territoire est un protocole autochtone qui s’inscrit dans la tradition et les coutumes autochtones. En procédant à une reconnaissance du territoire, nous reconnaissons les liens qui unissent les descendants des Premiers Peuples à la terre – son importance pour leur culture, leurs cérémonies et leurs traditions.

La reconnaissance du territoire est également l’un des nombreux éléments essentiels de la réconciliation. Elle témoigne de la reconnaissance et du respect envers les peuples autochtones et leurs territoires, dans le contexte du passé, du présent et de l’avenir. C’est un signe de respect et de reconnaissance, et on ne peut guère se tromper en faisant preuve de respect et de reconnaissance.

À la suite de discussions avec les membres du comité sur l’équité, la diversité et l’inclusion, nous proposons cette formulation aux patrouilles qui souhaitent reconnaître le territoire sur lequel elles effectuent leurs patrouilles. Si vous choisissez de reconnaître ce territoire, nous vous encourageons à le faire en utilisant la formulation suivante :

« Nous reconnaissons le territoire de (insérer le nom) – le territoire traditionnel et ancestral des (insérer le nom). Nous rendons hommage aux nombreuses Premières Nations, aux Métis et aux Inuits qui ont habité ces terres et en ont pris soin depuis des générations. Nous exprimons cette reconnaissance en signe de réconciliation et de gratitude envers ceux et celles sur le territoire desquels nous faisons du bénévolat. »

Pour déterminer les territoires sur lesquels vous effectuez des patrouilles, veuillez cliquer sur ce lien. Au-delà du simple fait de remplir les champs vides de la déclaration de reconnaissance du territoire, nous vous encourageons à en apprendre davantage sur la riche culture et l’histoire des peuples autochtones de votre secteur de patrouille.

Faire le lien entre les patrouilles et la réconciliation

Voici d’autres façons de transformer la réflexion en action cette saison :

  • Pratiquer la sécurité culturelle : La sécurité culturelle consiste à veiller à ce que les patients autochtones se sentent respectés, écoutés et à l’abri de tout jugement lorsqu’ils reçoivent des soins médicaux. Évitez les présomptions, écoutez activement et respectez le niveau de confort du patient en ce qui concerne son espace personnel ainsi que les objets traditionnels ou les remèdes qu’il pourrait avoir sur lui.
  • Comprendre les soins tenant compte des traumatismes : Un traumatisme physique s’accompagne souvent d’une détresse émotionnelle. Reconnaître que des obstacles systémiques peuvent amener certains groupes à se méfier de l’autorité institutionnelle ou des services d’urgence nous aide à adapter notre ton, en offrant des soins bienveillants, transparents et rassurants.
  • Apprendre l’histoire locale du territoire : Prenez le temps, avant l’arrivée de la neige, de découvrir quelles nations autochtones prennent traditionnellement soin du territoire sur lequel se trouve votre station. Partagez ces connaissances avec votre équipe et vos collègues patrouilleurs.

Alors que nous nous préparons pour la saison 2026-2027, engageons-nous à élargir notre formation au-delà des manuels de secourisme et des protocoles radio. L’excellence véritable en matière de patrouille réside dans notre capacité à bâtir une communauté hivernale où chacun – quelle que soit son origine – peut trouver refuge et sécurité sur les pistes.

Au-delà des pistes : favoriser la sécurité culturelle et la réconciliation dans vos stations

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